Nous avons un an pour faire du droit à l’alimentation une réalité en Europe
Aujourd’hui, des millions de personnes en Europe sont privées d’une alimentation saine et durable, tandis que les paysans et paysannes peinent à vivre de leur travail.
Ce modèle alimentaire, néfaste, résulte de choix politiques. Il peut donc être transformé, collectivement et démocratiquement.
L’alimentation est un droit humain fondamental
Ou plutôt, elle devrait l’être. S’il est reconnu par les conventions internationales, le droit à l’alimentation reste largement théorique. En Europe, il ne garantit ni un accès effectif à une nourriture suffisante et de qualité, ni des conditions de vie dignes pour celles et ceux qui la produisent.
Une opportunité citoyenne à l’échelle européenne
L’Initiative citoyenne européenne (ICE) ouvre une possibilité concrète : inscrire le droit à l’alimentation au cœur des politiques européennes et contraindre l’Union européenne à se positionner. Cet outil de démocratie participative permet aux citoyen·nes de proposer ou modifier des lois européennes.
Un an pour faire entendre une exigence collective
L’objectif est clair : réunir 1 million de signatures en Europe en un an, dont 59 000 en France, afin que la Commission Européenne examine cette initiative et y réponde.
Qu’est-ce que le droit à l’alimentation ?
Le droit à l’alimentation se définit comme
“le droit d’avoir un accès régulier, permanent et libre à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante”.
La nourriture doit donc être :
- disponible : produite en quantité suffisante et dans le respect des travailleur·ses et de l’environnement
- accessible physiquement et financièrement
- adéquate sur le plan sanitaire, nutritionnel et culturel
- durable socialement, écologiquement et économiquement
Transformer un droit en réalité
Cette Initiative citoyenne européenne constitue une étape décisive pour passer d’un droit reconnu sur le papier à des politiques publiques effectives, au service des citoyen·nes comme des paysans et paysannes.
Chez SOL, cette mobilisation s’inscrit dans une démarche constante : relier citoyen·nes, agricultures et décisions publiques pour construire des systèmes alimentaires justes, durables et démocratiques.




