Notre mission

Notre vision: « Être passeur de changement »

Nous avons assisté depuis plus 30 ans, à l’imposition d’un modèle unique de développement économique et social.  Face à ce modèle qui a montré ses limites (crises économiques, exclusion et misère sociale, crise écologique[1], répartition inéquitable de l’accès aux ressources et aux richesses produites dans les pays amenant à la domination culturelle et démobilisation politique, etc.) SOL agit  et participe ainsi à l’émergence d’une société respectueuse des générations futures.

Pour SOL, il n’y a pas un seul modèle d’organisation sociale pour accéder au bien-être et à l’autonomie des peuples de la planète. Notre vision de la société est celle d’une société acceptable et conviviale[2] pour tous, pour laquelle la diversité culturelle et la pluralité des visions sont une force. Pour nous, il faut aujourd’hui penser et expérimenter d’autres formes d’organisations de la société.

Face à ces constats, SOL a dès sa création il y a 35 ans, travaillé à la recherche et la diffusion d’alternatives

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Notre priorité: « Replacer l’Homme au cœur de son environnement »

  • Accès à une agriculture paysanne : agroécologie, agriculture biologique, communautaire
  • Protection des ressources naturelles et de la biodiversité

Par le développement des activités génératrices d’emplois et la formation

Par la valorisation des cultures locales

Par l’information, la sensibilisation, la mobilisation

Notre mission: l '« Autonomie des populations »

SOL souhaite participer dans un véritable esprit de solidarité à la satisfaction des besoins essentiels des agriculteurs paysans et à la valorisation de leurs rôles dans la société.

SOL continue ainsi son appui aux initiatives en Afrique et en Asie et ouvre une activité « projets » en France, en encourageant des programmes alternatifs au service des exclus afin de les aider à conquérir leur autonomie.

Via son réseau d’experts (agroéconomistes, agriculteurs bio…), SOL a développé une véritable expertise et notamment d’analyses des politiques agricoles mondiales et de leurs conséquences pour les petits paysans, notamment en Afrique de l’Ouest, en France et en Inde.

Notre thématique centrale: "L'agriculture, au service de l’Homme et de son écosystème"

 Une agriculture qui nourrit les hommes durablement : le modèle de l’agroécologie et de l’agriculture paysanne 

Constat : Dans un contexte de libéralisation et de normalisation des échanges commerciaux à l’échelle mondiale, l’agriculture intensive est devenue davantage  un moyen de faire du profit qu’un moyen de nourrir le monde et contribue à la détérioration des conditions de vie des paysans et de leurs cultures:

Cette dévalorisation des produits agricoles a entraîné un déséquilibre dans l’accès aux denrées essentielles. Elle a également crée une modification des productions vivrières locales impactant sur les moyens de subsistance des plus défavorisés.

Par ailleurs, l’agriculture intensive  a également eu un fort impact sur l’environnement : érosion des sols agricoles, perte de biodiversité et pollutions diverses, etc.

Enfin, les ressources agricoles se sont vues peu à peu détournées et accaparées par des monopoles menant à la marchandisation croissante  du vivant (agrocarburant, OGM, bio piraterie…). Sous l’effet d’accaparements massifs de surfaces agricoles et de ressources naturelles[3], les communautés paysannes se retrouvent privées des terres et de l’accès aux ressources nécessaires à la production de leur alimentation.

POUR UNE AGRICULTURE QUI NOURRIT LES HOMMES

Pour SOL, l’agriculture doit permettre à chaque peuple de se nourrir par lui-même,  par Le respect de son environnement et la maitrise de sa propre production. Elle doit permettre l’amélioration de la nutrition et des moyens d’existence, et ainsi contribuer à l’éradication des inégalités tout en  protégeant l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, permettant ainsi une régénération des écosystèmes :

Pour une agriculture favorisant l’accès aux ressources naturelles

Sur les 805 millions de personnes souffrant de la faim, 80% se concentrent en zone rurale, du fait d’un accès insuffisant aux ressources que sont la terre, l’eau et la forêt. Il est donc nécessaire de défendre les droits des paysans à accéder, gérer et protéger eux-mêmes leurs ressources agricoles et environnementales (terre, semences, eau et moyens de productions dont crédit, etc.)

Pour une agriculture locale prenant en compte les territoires

La pratique agricole envisage l’ensemble du milieu dans lequel elle s’inscrit dans le respect de l’écologie et ne se cantonne pas uniquement à une technique. L’agriculture doit pouvoir nourrir les hommes sur un territoire en tenant compte de la qualité des liens entre paysans et autres habitants (filière courte, traçabilité etc.) et de leur culture alimentaire.

Pour une agriculture citoyenne

L’agriculture doit être partie prenante d’une dynamique de changement sociétal global dont les citoyens sont les principaux acteurs. En ce sens, il est important d’appuyer les dynamiques coopératives, les échanges, la gouvernance locale car ce sont les communautés paysannes avec les autres habitants qui favorisent les innovations sociales et agro-écologiques.

Pour une agriculture consciente d’une juste répartition des richesses et d’échanges économiques respectueux

Du fait de la mondialisation, les paysans du Sud comme du Nord sont interdépendants. Il est important que nos politiques agricoles et autres accords de libre-échange mondiaux prennent en compte les conséquences sur les paysans et les citoyens (accaparement des ressources, appropriations privées de biens communs, captage de la richesse produite, détérioration de l’environnement…) et permettent qu’ils puissent être acteurs de leurs économies.

Pour une agriculture assurant l’égalité entre les hommes et les femmes

En France un agriculteur sur quatre est une femme ; les agricultrices du Sud produisent la moitié de la nourriture dans le monde, pourtant elles ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les agriculteurs : participation à la prise de décision, accès au crédit, à la formation, à la terre et aux bénéfices agricoles sont autant de terrains sur lesquels une forte inégalité persiste. Prise en compte de l’homme dans sa diversité

[1] Epuisement des ressources énergétiques, dégradation de l’environnement, effet de serredérèglement du climat, diminution de la biodiversité,  dégradation de la santé des populations

[2]Pour Ivan Illich, penseur de la convivialité, la société conviviale est une pratique sociale. Il faut en inventer les outils ou nous approprier les outils existants (mécanismes de développement, dispositifs  et institutions) et les réorienter vers la convivialité. La convivialité est utilisée ici pour qualifier à la fois des outils dont la fonction est déterminée par celui qui les manie plutôt que par celui qui les conçoit, et un type de société post-industrielle caractérisé par ces outils, l’autonomie et l’interdépendance.

[3] Chiffrer l’ampleur exacte de ce phénomène complexe est chose quasi-impossible. Notons que l’accaparement des terres (land grabbing) ne concerne pas pour nous les seules grandes surfaces agricoles mais aussi tous les mécanismes de désappropriation des droits d’accès et de gestion du foncier et des ressources naturelles menant à une exclusion des communautés paysannes dans la production alimentaire.

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