Cécile, bénévole : « SOL fait écho à ce qui est important pour moi ; le respect du vivant et des hommes »

Novembre 2018

A l’occasion d’une visite à la Ferme Sainte Marthe en Sologne, faisant office de rencontre annuelle avec les bénévoles de SOL, nous avons interviewé Cécile. Touchée par les problématiques agricoles et alimentaires, le respect des droits de l’homme, Cécile s’est engagée pour l’association il y a deux ans environ. Elle nous en dit plus sur son engagement…

Rencontre trimestrielle entre les salariés, bénévoles et membres du CA de SOL.

Rencontre trimestrielle entre les salariés, bénévoles et membres du CA de SOL.

A quelles convictions personnelles SOL vous permet de répondre ?

SOL est très impliquée dans l’agroécologie, via des projets qui valorisent l’agriculture paysanne et traditionnelle dans les pays du Sud, ce qui important pour moi. Aujourd’hui, quelques organisations dénoncent les travers de la mondialisation et les méfaits des multinationales alimentaires, qui cherchent à s’accaparer les ressources naturelles et les terres agricoles, bafouant les droits des paysans, des peuples, jusque dans les tous petits villages des pays du Sud (entre autres, puisque dans les pays du Nord c’est déjà le cas). SOL fait partie des organisations qui œuvrent pour défendre un autre modèle, respectueux du vivant et des Hommes.

Pour vous l’engagement est indispensable ? 

Les projets que développe SOL sont très positifs et ça c’est important. On peut facilement voir tout en noir dans notre monde dont le système de gouvernance et de valeur dominant est verrouillé par des lobbys. En tant que citoyen, on se sent parfois démuni et on se demande ce qu’on pourrait faire à l’échelle individuelle. 

En participant aux projets des ONG, on se sent mieux parce qu’on a un impact direct grâce à des projets positifs, qui ont un sens, qui suivent nos idéaux. Ça redonne un peu d’espoir et de baume au cœur. 

Parmi les projets de SOL, lequel vous tient le plus à cœur ? 

C’est difficile de répondre à cette question tellement tous sont intéressants et complémentaires : le projet des petites fermes en Inde, le travail autour des céréales locales au Sénégal puis les projets en France sont formidables, parce qu’ils soutiennent les néo-paysans à l’installation. Je suis touchée par les trois thématiques et il n’y a pas un projet qui me tienne plus à cœur que les autres.

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Visite du Mandala

Pourquoi est-il essentiel de soutenir ces projets ? 

Pour que ces projets atteignent leur but ! Que ce soit en Inde pour rendre les paysans autonomes, à cultiver eux-mêmes, leur permettre vivre de leur production ou au Sénégal pour retrouver les cultures locales disparues, les réimplanter, réapprendre à cuisiner les céréales locales…. En France aussi les projets méritent d’être soutenus, c’est essentiel si on veut atteindre un modèle agricole soi-disant alternatif, qui devrait pourtant être le modèle principal. 

L’idée est de soutenir ces petits projets pour semer des graines un petit peu partout et faire en sorte que ça devienne le projet dominant. Même si on est convaincu en nous-mêmes que ces modèles sont les bons, il faut qu’ils fassent leurs preuves au début à petite échelle. Les premiers pas sont les plus difficiles, et il faut qu’ils soient des projets accomplis, réussis. 

Comment avez-vous entendu parler de SOL ? 

J’ai entendu parler de SOL au moment de la COP 21, dans la profusion des conférences de l’automne 2015, j’ai été invitée à un apéro thématique de SOL, à Paris. 

Comment se traduit votre engagement auprès de l’association ?

Je suis bénévole depuis environ un an et demi, deux ans. Au début j’ai beaucoup aidé à la mise en place d’événements du type conférences, qui avaient lieu tous les deux mois, pour aider l’équipe. Ensuite, les activités des bénévoles se sont un petit peu diversifiées puisqu’on a eu l’occasion de participer à la rédaction des articles du site Internet, de fiches… J’y ai participé mais modestement car je suis assez prise par mon travail et mes autres engagements associatifs. 

Ensuite, comme je fais partie beaucoup d’associations à Paris et de réseaux nationaux, j’essaie d’apporter des idées lors des réunions. Faire des connexions avec d’autres associations permet de prendre de la hauteur.

DSCN9727Les autres associations que vous soutenez travaillent aussi dans le domaine agricole ? 

Pas seulement, permaculture au sens large, environnement, agriculture urbaine ; à Paris, les jardins partagés, les cafés associatifs, …

Êtes-vous engagé autrement auprès de SOL ? En tant que donateur, ou adhérent … ?

L’année dernière pour la campagne des projets Biofermes, j’ai fait un don pour le financement participatif. Mais je ne suis pas une donatrice régulière. 

Pour clôturer cet entretien, auriez-vous quelque chose à ajouter ? 

C’est un investissement d’être bénévole, mais on le fait parce qu’on croit à quelque chose, et on reçoit aussi beaucoup, parce qu’on rencontre d’autres personnes, on se nourrit soi-même. C’est des petites choses qui font qu’on a envie de se lever le matin et c’est important, c’est enrichissant et gratifiant.

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