Sénégal : Un nouveau projet pour SOL et les dernières actualités du terrain

Un nouveau projet au Sénégal au coté de notre nouveau partenaire local afin de développer la branche sénégalaise du projet « Biofermes Internationales ». Une action commune essentielle dans un contexte de dépendance alimentaire et d’appauvrissement des sols.
En parallèle, le projet « Valoriser les céréales locales » entame sa 3ème année dans l’objectif de mettre en place un réseau permettant l’utilisation des céréales locales au détriment du blé importé.

Le projet « Biofermes Internationales » s’étend au Sénégal !

Image3Après avoir répertorié les organisations et acteurs œuvrant dans l’agriculture biologique dans les régions semi-arides du Sénégal, et visité une dizaine d’initiatives en accord avec l’approche de SOL et des besoins locaux, nous avons pu identifier notre partenaire pour renforcer la dynamique agroécologique dans le pays. La voie de l’agroécologie est en effet devenue indispensable pour un avenir de l’agriculture familiale qui est la base de l’agriculture sénégalaise. Ainsi cette initiative locale, portée par “l’Association des Villageois de Ndem” s’intègre totalement dans le cadre du projet « Biofermes Internationales ».
L’association des Villageois de Ndem a pour vocation de créer des activités génératrices de revenus dans le milieu agricole afin de lutter contre l’exode rural tout en préservant les ressources naturelles (éco combustibles, photovoltaïque, reboisement…) et en améliorant l’accès local aux infrastructures de base (accès à l’eau, à la santé, à l’éducation..).

Notre partenaire porte aussi une attention particulière à l’éthique de vie collective, fondation de toute amélioration, ainsi qu’à l’ouverture sur l’extérieur par l’accueil et les échanges interculturels comme le tourisme équitable et responsable.
Nous allons développer ensemble la partie sénégalaise du projet « Biofermes Internationales« . En rendant visible les bénéfices économiques, sociaux, et environnementaux de modèles d’agriculture viable, vivable et reproductible, nous espérons promouvoir la filière agroécologique à travers tout le Sénégal. En attendant de découvrir prochainement l’articulation et les détails du projet, il semble important de souligner pourquoi un tel projet est essentiel, particulièrement dans ces régions.

Pourquoi un tel projet au Sénégal?

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Dans un contexte national où les modèles agricoles ne sont pas adaptés à la désertification et aux besoins des paysans, où le pays s’ouvre aux OGMs , et où les initiatives d’agriculture « durable » sont beaucoup orientées vers l’agriculture intensive et de dépendance, la voie agroécologique est primordiale .
De plus, le contexte local d’exode rural, de chômage, de dépendance alimentaire (près de 50% d’importation), d’ insécurité alimentaire (plus de 25% en milieu rural), de malnutrition, et de l’appauvrissement des sols du bassin arachidier montre la nécessité d’un projet de ce type.
Il s’agit ainsi de créer un projet pilote sur les modèles de l’agroécologie paysanne, qui fait le lien entre alimentation, autonomie et environnement.

Les actualités du projet « Valoriser les céréales locales « 

Bien que le changement climatique a eu un fort impact sur la courte saison des pluies dans les différentes zone du projet c’est tout de même 14 tonnes de céréales locales (mil, maïs) qui ont pu être transformées en farine, substituable à la farine de blé, par les 3 minoteries construites par le projet.

Les 500 bénéficiaires sont ravis de la qualité de la farine obtenue car pour eux elle est plus fine que les farines classiques de céréales locales et donc plus facile à intégrer à leur préparation.
En parallèle, le suivi des 150 exploitations familiales, les formations en agriculture biologique aux paysans, en préparation à base de céréales locales aux boulangers et aux femmes « transformatrices « (productrice de beignets), connaissent toujours autant d’impacts positifs et de potentiel de réplication.

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Enfin, grâce à la SEED Foundation, partenaire de SOL, Mélissa à pu rejoindre le projet en Février pour une durée de 6 mois afin de concevoir des livrets pédagogiques à destinations des femmes « transformatrices » et des boulangers. Ces livrets seront également de vrais atouts pour la capitalisation du projet.
Elle nous souligne que par la valorisation des ressources locales, ce projet et ces livrets pédagogiques, contribuent à promouvoir la souveraineté alimentaire. Une thématique extrêmement importante dans un contexte local de dépendance et d’’importation de farine de blé, à 90% destinée à la consommation de pain.

En savoir plus sur le projet « Biofermes Internationales »…
En savoir plus sur le projet « Valoriser les céréales locales »…