Actualités projets France, Inde, Sénégal

Voici quelques actualités des projets mis en place par notre association qui permettent la création d’essentielles alternatives agricoles et environnementales. Ces projets s’épanouissent  ici et là-bas grâce à l’appui de nos partenaires, bailleurs, donateurs et bénévoles. 

Dernièrement, sur le projet de « Valorisation des céréales locales » au Sénégal, 30 femmes transformatrices DSC_0165formées en 2015 ont pu répliquer la formation à 150 femmes. Concernant la production des céréales, la majeure partie des 150 fermes ayant reçue la formation en agriculture raisonnée et biologique ont pu observer une hausse de leurs rendements et de la qualité : plus de 150 tonnes de mil et de maïs produites pour la transformation cette année. Trois minoteries ont été équipées pour fournir une farine de qualité permettant aux femmes transformatrices et aux boulangers de travailler avec leurs céréales locales. A partir de décembre, en plus du renforcement  des systèmes de production et d’utilisation des farines du projet, un appui particulier sera apporté à l’évolution des pratiques des consommateurs en faveur des produits locaux.

De plus, l’agriculture au Sénégal est soumise à de nombreuses menaces qui ne cessent de se renforcer, incluant le changement climatique et la baisse de fertilité des sols. Avec la baisse de la pluviométrie, la montée des mers conduis à la salinisation des nappes et des sources d’eau. Les autres menaces incluent également les méfaits des monocultures de rente intensives (notamment dans le bassin arachidier couvrant une large partie du pays historiquement surexploitée), l’érosion éolienne et hydrique conséquence de la déforestation intensive aussi, etc.

Face à ces défis, les paysans locaux manquent d’alternatives. Les politiques publiques soutiennent l’acquisition d’intrants chimiques sans pour autant assurer une formation adaptée des paysans. Ainsi les agriculteurs tentent de lutter contre la baisse des rendements agricoles par l’utilisation augmentée de ces intrants chimiques, ce qui crée un cercle vicieux vers la dégradation à terme des sols.

Afin de lutter contre ces menaces, des organisations de la société civile sénégalaise se mobilisent pour mettre en place des alternatives : formations en agriculture biologique, recherche sur les semences traditionnelles, sensibilisation…

Depuis un an, la représentante de SOL au Sénégal a rencontré un grand nombre de ces acteurs, visité leurs initiatives, étudié leurs attentes et les besoins précis pour renforcer la dynamique agroécologique dans le pays, voie devenue indispensable pour un avenir de l’agriculture familiale qui est la base de l’agriculture sénégalaise.

Des collaborations sont ainsi en train de se nouer, qui aboutiront, en 2017, au soutien de SOL à un projet au Sénégal qui s’inscrira dans le réseau du projet « Microfermes Internationales » déjà amorcé par SOL en Inde et en France.

BiofermesEn plein essor depuis mars, le projet « Biofermes Internationales » se déploie en Inde, en France puis au Sénégal en 2017. Il vise à créer un réseau international de fermes agroécologiques, pour promouvoir l’agroécologie et la protection de semences paysannes. Ce projet qui appuie l’innovation dans les pratiques agroécologiques, permet aussi la mise en place d’un modèle viable et reproductible. La synergie de savoirs-faires résultant des diverses techniques employées à travers les différents pays en est saisissante.

En France, 66 personnes ont déjà participé aux formations en agriculture biologique pendant 2 mois à la ferme de Sainte Marthe, complétée en juillet  et en septembre par une formation sur la conservation des semences paysannes. En parallèle, la construction du conservatoire pédagogique de semences a bien avancé et devrait voir le jour en 2017.
Le projet en Inde a tout juste démarré et montre déjà d’encourageants résultats innovants, terreau fertile d’échange avec les futures Biofermes africaines.

C’est ainsi un projet plein d’espoir qui vient de germer et qui peut impacter fortement  le développement de nos sociétés.

De bonnes nouvelles sur le projet indien les « Graines de l’Espoir », qui  a commencé en octobre 2015 : 230 paysannes formées à l’agroécologie, soit 15% de plus que l’objectif initialement fixé, rejoignant ainsi les 486 agriculteurs de la 1ère phase du projet passés en agriculture biologique. Afin d’assurer l’adaptabilité et la pérennité du projet, une douzaine de semences différentes ont été présélectionnées afin d’être testées pour leur résistance aux changements climatiques. Elles pourront bientôt enrichir les cultures. En juillet, le projet les « Graines de l’espoir » a été sélectionné par le ministère de l’Environnement, parmi les « 100 projets pour le climat ».

bio-ecoleSur le projet « Bio-Ecoles » en Inde du Sud, 16 nouvelles écoles ont rejoint notre réseau d’éducation à la protection de l’environnement et à l’agriculture biologique. C’est maintenant un total de 24 jardins-écoles qui permettent de sensibiliser plus de 7000 enfants du Tamil-Nadu. Afin d’encadrer cette sensibilisation, 21 enseignants du projet ont reçu une formation spécifique au centre Catamaran et ont pu bénéficier de la nouvelle bio serre abritant les plantes. Malgré de fortes inondations ayant affectées les cultures, les Bio-Ecoles s’étendent dans la région et transforment le paysage éducatif local au bénéfice de toute la communauté.

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